Soif de connaissance

Depuis la nuit des temps

Il semble que la bière soit apparue dès que l’homme a cultivé de l’orge et plus généralement des céréales, c’est à dire au néolithique. Toutefois, les plus anciennes traces écrites datent de la Civilisation Sumérienne vers 4000 avant JC. Ce sont les Égyptiens qui maîtrisèrent sa fabrication et la firent connaître à l’occident. Sous le nom de Cervoise, les Gaulois en firent une boisson quotidienne.

Les abbayes eurent également un rôle important dans sa démocratisation avec notamment les bières de Leffe, d’Orval, … Avec le progrès technique et l’industrialisation, le XIXème et XXème siècle ont modernisé sa fabrication au travers de grands groupes de brasserie. Les types Pils ou Lager se sont imposés au goût des consommateurs.

Aujourd’hui, de nombreuses petites brasseries renaissent avec des recettes traditionnelles et brassent des bières de qualité avec des saveurs plus prononcées mais néanmoins subtiles.

Les types de bière

Des brunes, des blondes, des rousses, …

Les bières sont classées tout d’abord par leur couleur. Cette couleur est obtenue principalement par la torréfaction plus ou moins accentuée du malt. Le taux d’alcool est également un élément important dans la classification des bières. Il est directement proportionnel à la quantité de sucre (glucose et maltose) contenu au départ dans le brassin. C’est en effet ce sucre qui va se transformer en alcool par l’effet de la levure au cours du processus de fermentation. Il va de soi qu’une bière réputée désaltérante ne doit pas avoir un taux d’alcool trop important sinon bonjour les dégâts.Le houblon utilisé est également déterminant.

En effet, les différentes variétés de houblon donnent des goûts différents. Certains houblons apportent beaucoup d’amertume tandis que d’autres sont plutôt aromatiques. Il va de soi que les aromates ont bien sûr une importance particulière. On retrouve souvent la coriandre, l’écorce d’orange amère, les clous de girofle, la cannelle, … mais aussi des macérations de fruit comme la cerise par exemple pour la célèbre Kriek.

Enfin la méthode de brassage est l’élément qui va donner la touche finale avec notamment les 2 grands types de fermentation qui différent par le type de levure employé à savoir la fermentation haute et la fermentation basse. L’ensemble de ces paramètres et secrets de fabrication vont conduire à une infinité de recettes. Si vous désirez en savoir plus sur ce sujet, nous vous conseillons vivement de vous procurer l’un des 2 ouvrages que nous vous proposons en rubrique Librairie.

Comment faire sa bière

1. Le Brassage : Il consiste à préparer le moût en mélangeant à quelques litres d’eau le concentré de malt préalablement réchauffé au bain marie afin de le rendre plus fluide. Il vous suffit ensuite de bien mélanger le tout dans votre seau de brassage à l’aide de la spatule de brassage.

Préparez un sirop en délayant dans un litre d’eau la quantité de sucre éventuellement mentionnée sur la recette. Ajoutez-le dans votre seau de brassage. Vous pouvez utiliser du sucre en poudre classique ou un mélange de maltose et de glucose, ce que nous vous conseillons (Beerkit Enhancer). Complétez votre préparation par de l’eau froide afin d’obtenir le volume final préconisé dans la recette. Ajoutez la levure de bière fournie avec votre boîte de concentré en la saupoudrant ou en la diluant avec un peu d’eau. Attention de l’eau chaude cuirait la levure et la rendrait inefficace. Votre moût est alors prêt pour la seconde étape.

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2. La fermentation : Refermez votre seau de brassage avec le couvercle sur lequel vous aurez installé le barboteur de façon hermétique grâce au bouchon en caoutchouc. Remplissez le barboteur avec un peu d’eau et placez le tout dans un endroit relativement tempéré (22°C plus ou moins)

Laissez fermenter pendant une semaine environ. Votre barboteur ne doit alors plus « glouglouter ». Vous êtes alors prêt pour passer à la phase de resucrage afin de lancer la refermentation juste avant l’embouteillage.

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3. L’embouteillage : Il est parfois nécessaire de transvider votre moût dans un autre récipient à l’aide du robinet de soutirage ou en siphonnant dans le second seau à l’aide du tuyau fourni. Attention de ne pas trop remuer le moût, votre bière sera ainsi plus claire. Rajoutez la quantité de sucre prévue dans la recette. Il est nécessaire pour la refermentation en bouteille et donnera le pétillant à votre bière. Le sucre Candi dissout dans un peu d’eau donne une effervescence particulièrement fine. Mettez en bouteille avec un entonnoir ou une tige de remplissage après les avoir bien rincées. Vous pouvez utiliser une capsuleuse couronnes avec des canettes (diam. 26) ou des bouteilles de type Champagne (diam. 29). Laissez ensuite votre bière quelques semaines en position debout. Il ne vous reste plus qu’à déguster.

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